Conservation, restauration des oeuvres d'art Programme de cours :
1er cycle : Bloc 1 / Bloc 2 / Bloc 3
2eme cycle : Didactique / Specialisé / Appronfondie
(en deux cycles de 180 et de 120 crédits) Notre objectif, former, dans l’esprit des recommandations de l’European Confederation of Conservators Organisation (ECCO), des conservateurs-restaurateurs habilités à exercer dans le domaine des objets ou des œuvres d’art.
La tâche du conservateur-restaurateur est de préserver l’intégrité esthétique et historique d’un bien culturel (du plus ancien au plus contemporain, du plus modeste au plus précieux), de le faire en accord avec les avancées scientifiques, techniques et technologiques de son temps , dans le respect de la déontologie de sa profession. Ses compétences théoriques et pratiques lui permettent de mettre au point des solutions pertinentes et innovantes. Appelé à travailler pour des particuliers ou des institutions et à pratiquer dans divers contextes (ateliers indépendants, chantiers patrimoniaux, fouilles archéologiques, expositions, musées, collections privées, marché de l’antiquité et de l’œuvre d’art…), le professionnel de la conservation-restauration peut exercer sous différents statuts : indépendant ou salarié, seul ou en association avec ses pairs, ou encore au sein d’une équipe pluridisciplinaire. On le croise dans des ateliers privés, sur des chantiers de fouilles, dans des musées ou des institutions culturelles.
Le master en Conservation, restauration des œuvres d’art propose une formation en deux cycles, un bachelier de 180 crédits suivi d’un master de 120 crédits. La première année de bachelier est commune aux deux options de base : céramique et peinture. Les étudiants se familiarisent avec les méthodes et techniques de l’une et de l’autre discipline et s’initient aux principes fondateurs de la conservation et de la restauration. Parallèlement à la formation générale comprenant une formation scientifique, ils reçoivent une formation artistique dans les domaines du dessin, de la couleur, de la peinture ancienne et contemporaine ainsi que dans le décor des céramiques. Le choix de l’option – céramique ou peinture – se détermine en deuxième année. Dans le cadre des ateliers dont l’importance va croissant au fil des années, la formation insiste sur la dimension réflexive de l’acte de restaurer et confronte l’étudiant aux problèmes techniques et déontologiques de l’intervention. En complément des cours d’ateliers, des cours théoriques spécifiques à l’orientation viennent étayer les cours généraux, tandis que les cours pratiques introduisent l’étudiant aux réalités du métier de restaurateur : il devra maîtriser les aspects de gestion et de communication propre à la profession, y compris les nouvelles technologies.
A l'issue du premier cycle, l’étudiant poursuit sa formation et choisit entre trois finalités : spécialisée – notamment en peinture, céramique ou verre, – approfondie – orientée vers la recherche, en collaboration avec l’Université de Liège et introduisant au doctorat en Art et Sciences de l'Art – ou didactique – octroyant l’agrégation pour enseigner les arts plastiques dans l’enseignement secondaire. Un mémoire et la présentation de travaux personnels devant un jury extérieur couronnent ces études, exigeantes tant sur le plan théorique que pratique. Elles tendent à un équilibre parfait entre la pensée et le geste, l'une et l'autre subordonnés à l'acte de préserver, conserver, restaurer l'objet d'art, pour les générations à venir.
Des collaborations nationales, internationales et la participation aux projets européens d'échanges (dont Erasmus) ont été tôt initiées et développées. Dès les premières années de formation, des stages mettent en contact l’étudiant et les milieux professionnels : ateliers et chantiers de restauration, institutions muséales et fouilles archéologiques accueillent les étudiants, tant en Belgique qu’à l’étranger. Séminaires et conférences, colloques, visites et voyages d’études, ateliers encadrés par des professionnels extérieurs… favorisent contacts, pluridisciplinarité et prise d’autonomie chez les étudiants.